SIDÉRURGIE LORRAINE : un plan de RELANCE qui aiderait notre planète existe !

11 Juin 2014 ∙ 11:43 par David MARTIN
Développement durableÉconomie
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ARCELOR-MITTAL

Le 27 septembre 2012, l’annonce dans les médias de la décision d’ARCELOR-MITTAL venait de tomber comme la lame d’une guillotine. Une lame façonnée d’un acier dur et effilé comme celui que l’on forgeait en Lorraine. Cet article va essayer de présenter, sous un angle différent, une lueur d’espoir réaliste, une solution concrète qui pourrait peut-être bien changer le cours de l’histoire de cette région, mais surtout présenter un projet de dimension internationale qui aiderait notre planète.

Un plan de relance qui pourrait tout changer

Le concept de ce projet de relance est basé sur un modèle existant dont l’objectif est de créer un complexe EUROPÉEN CENTRALISÉ de traitement des déchets électroniques (appelé D3E) et de récupération de métaux précieux, dans le bassin sidérurgique Lorrain.

Le secteur du recyclage des D3E est en plein essor : sa viabilité sur le long terme et sa nécessité ne sont plus à démontrer. Cependant, en Europe les infrastructures industrielles de retraitement des matériaux électroniques ne suffisent plus pour faire face à notre consommation toujours croissante d’équipements, aux besoins urgents de recycler nos métaux précieux dont les réserves naturelles diminuent et d’éliminer leurs matières dangereuses.

Au même moment, le magazine BASTA Mag publiait un article qui corroborait cette analyse :

RETOUR À L’ÂGE DU FER ?
Quand le monde manquera de métaux

D3E Recyclage du matériel électronique500 Tours Eiffel : c’est ce que nos sociétés modernes consomment en métal chaque 24 heures. De la moindre puce électronique jusqu’aux gigantesques buildings, les métaux sont partout. Or certains sont en voie d’épuisement : les gisements de cuivre, de nickel ou de zinc n’ont plus que quelques décennies devant eux. Et si le recyclage se développe, la consommation s’emballe. Enquête sur une pénurie désormais annoncée.

SOURCE : http://www.bastamag.net/article2635.html

Pourquoi en Lorraine ?

Mittal - HayangeLe bassin sidérurgique Lorrain détient depuis plus de 3 siècles toutes les infrastructures, la main d’oeuvre, l’expertise et le savoir-faire pour exploiter de façon rapide et pérenne un centre performant de recyclage de métaux.

La Vallée de la Fensch est avant tout limitrophe à plusieurs pays européens importants, grands consommateurs de D3E comme l’Allemagne, le Benelux, la Suisse, l’Italie et l’Autriche. Mais également proche des nouveaux pays émergents de l’Europe de l’Est, gros clients de matériels électroniques. Située au carrefour de l’Europe, ses réseaux de transports très déployés donnent donc spontanément au projet une dimension internationale. Ses réseaux fluviaux et ferrés offrent aussi l’énorme avantage de diminuer l’empreinte écologique grâce à leurs grandes capacités de transport.

Viabilité : un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros / An

Une première étude a permis d’établir un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros par an.

Ce chiffre est basé uniquement sur la récupération de l’or des déchets électronique de la France.
Bonne nouvelle ! Ce chiffre n’inclut pas les autres métaux précieux et les déchets des autres pays Européens partenaires.

En ajoutant la récupérations de tous les autres métaux précieux contenus dans les éléments électroniques, dont les valeurs de certains sont aussi fortes que celle de l’or, et en ajoutant les déchets électroniques des pays frontaliers, ces revenus pourraient se multiplier.

Sans compter que l’exploitation d’un tel centre offrirait un nombre considérable d’emplois dans la région.

La genèse de ce projet

Ce projet est l’idée d’un enfant de la région, né à Hayange, dont la famille a travaillé comme beaucoup d’autres, durant plusieurs générations pour une des plus grandes entreprises française : De Wendel.

C’est ici que dès 1704, les Maîtres de Forge Jean-Martin puis Ignace De Wendel fondèrent les premiers complexes industriels sidérurgiques européens portant leur nom et celui de Le Creusot. Cette dynastie était également reconnue pour son management paternaliste bienveillant. Un mode de management que les directions qui ont succédées au départ des De Wendel, à la fin des années 70, n’ont pas voulues considérer.

Ce projet est le fruit de réflexions et de circonstances sur plus de 10 années. En revenant il y a quelques années dans la région, j’ai vécu un véritable choc. J’ai alors pris la décision d’approfondir mes recherches afin de mettre en place certaines actions concrètes. Il est présenté aujourd’hui publiquement devant l’urgence de la situation et dans l’intérêt de tous.

Dénouement

L’anecdote ou l’ironie (du sort) de ce projet, est que je l’ai rédigé alors que je venais juste d’emménager, sans le savoir, à moins de 10 km de la demeure familiale d’Ernest-Antoine Seillière. Dernier capitaine d’industrie de la dynastie des De Wendel.

J’ai donc distribué depuis plus de 4 ans et mis à la disposition du public, des médias, des décideurs politiques et/ou industriels, cette première étude que j’ai réalisée accompagnée d’une vidéo – reportage de France3 – qui présentent en quelques minutes l’activité et le modèle économique à mettre en place.


Ma poubelle est un trésor – Extrait(1)

Le saviez-vous ?

100 Millions

C’est le nombre de téléphone qui « traînent » au fond des tiroirs des français et qui ne servent plus(2).
Il suffirait peut-être de faire une opération  – Télé(p)hon pour faire appel à la générosité des français pour remettre leurs vieux portables pour le lancement de ce projet.

80 centimes

C’est la valeur d’un téléphone dans la filière du recyclage(2).
(Soit 100 millions de tél. désuets x 0,80 €/unité = 80 millions d’Euros)

24 Millions

C’est la quantité de téléphones vendus en 2012(2).

Vision d’un enfant de la région

Je suis un enfant de la région qui a eu la chance d’étudier au Canada, un projet spécifique sur les déchets électronique. Lors d’une visite dans ma région, j’ai donc simplement fait le trait d’union entre le concept que j’ai pu étudier et la situation particulière du bassin de la sidérurgie en Lorraine.

Mes racines sont simplement ancrées dans cette région depuis plusieurs générations. Devant l’urgence de la situation, j’avais donc le devoir de me mobiliser et de présenter publiquement cette proposition qui ne pouvait pas rester dans des archives. Je ne suis qu’un messager.

Aujourd’hui, je ne peux dire si au final ce projet sera réalisable, car bien des considérations sont à ajouter dont celles, politiques ou individuelles. Deux facteurs incontrôlables, souvent en contradiction avec l’élémentaire «bons sens » commun.

je n’ai aucun intérêt personnel, professionnel, et encore moins politique. Le seul moteur dans ce projet est d’agir pour le plus grand nombre et pour l’avenir.


(1) Extrait du documentaire «Ma poubelle est un trésor»
Réalisé par : Martin Meissonnier et Pascal Signolet
Durée : 4’19 – 
Reportage diffusé le 20 avril 2010 sur France 3
(2) SOURCE : Fédération française des télécoms (FTT)

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