Par définition, la NON-DUALITÉ (Advaïta en sanscrit), signifie « non deux ou Un, sans second ». La non-dualité n’est ni une religion, ni une philosophie ; car elle les transcende, les unifie, les couronne. La non-dualité est au coeur même de nombreuses religions : de l’Indouisme, du Soufisme, du Bouddhisme Zen, du Shivaïsme et des enseignements du Christ. Les différents courants religieux sont uniformément d’accord sur leur expérience de la non-dualité, une expérience de non-séparation, d’unité. La disparition du Moi au profit du Soi, qui caractérise la non-dualité, c’est à dire de l’annulation de l’ego au profit de l’accomplissement et de l’expérimentation de soi-même.
La non-dualité, c’est le regard du – Un, la communion entre Dieu et les hommes, entre le non-manifesté et le manifesté. La Non-dualité ne s’oppose pas à la dualité, elle l’inclut. C’est la Conscience entière et totale qui contient tous les niveaux de conscience, c’est l’Illimité qui contient le limité, c’est l’Amour qui contient toutes les autres formes d’amour et de non-amour.
La dualité, se manifeste par « j’aime ou je n’aime pas », « je veux ou je ne veux pas » qui ne sont que des expressions de l’EGO. Celui qui lui tente de contrôler son propre monde bien limité mais aussi celui des autres. L’EGO est déterminé par sa prédisposition à expérimenter ce qu’il veut uniquement choisir ; l’un ou l’autre mais pas – l’un et l’autre, qui ensemble ne font pourtant qu’Un. L’ego discrimine, réduit en fonction de ses propres choix ou de ses principes personnels. Limitant, il rejette ainsi les expériences qu’il juge insupportables ou ne veux multiplier que celles qu’il trouve agréables.
Pour sortir de la dualité, il est donc nécessaire d’aller au-delà de cette expérience limitée et ainsi d’accueillir ce qui est – « ici et maintenant ». Ce qui est, est. Ceci n’est simplement pas négociable. Alors que l’ego, lui, se battra farouchement pendant très longtemps, à essayer d’échapper à ce qui est, ou encore à imposer ses perceptions erronées. Plonger sa conscience dans ces nœuds de souffrance, accueillir ce qui est et lâcher prise aux intentions toutes personnelles qui ne pourront pas se réaliser, permet alors de retourner dans un espace de paix, d’amour et de créativité.
Tant de conditionnements, de croyances, de vérités et perceptions erronées hantent notre mental : il faut le bien, mais pas le mal ; il faut le plaisir, mais pas la souffrance ; il faut le désir, mais pas la peur ; il faut l’amour, mais pas la haine. Unifier ces paires de dualités, c’est leur donner le droit d’exister… sans s’y opposer. C’est simplement les reconnaître. C’est les accueillir quand elle se présente, au royaume de l’amour, c’est bénir ce qui est, » ici et maintenant « . Tout cela est possible lorsque nous – lâchons prise, cette expression sur-utilisée, qui trouve pourtant ici tout son sens. Quand nous désirons un côté et résistons à l’autre, nous sommes alors piégés dans cette dualité qui nous amène vers la souffrance. En lâchant prise à l’un des deux aspects de la dualité, nous retrouvons alors notre espace intérieur, un esprit accueillant, intelligent, aimant et transparent.
C’est alors ici que notre espace originel de paix et d’amour se trouve. Où soudainement, tout s’articule à partir d’un champ lumineux et joyeux, un espace de perfection indicible, où se dégage même parfois cet instant de grâce.
ARTICLE INSPIRÉ PAR : Texte le Claudette VIDAL
https://eveilspirituel.net/textes-de-claudette-vidal.asp?i=11