A propos de l’auteur

David MARTINDepuis plusieurs années, je me suis engagé à devenir acteur du changement et à m’orienter vers une évolution plus respectueuse d’un monde devenu trop brutalement globalisé.

Deux moments déterminants

Deux moments ont été particulièrement déterminants dans mon l’engagement de ma nouvelle vie.

Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, réalisés en 2009 suite à un licenciement économique. Puis en 2015, alors accompagné de mon fils de 11 ans, qui nous permis de nous rencontrer et renforcer notre lien, mais qui m’ont également fait prendre conscience de l’importance d’être aligné sur mes valeurs fondamentales et sur mon – chemin de vie.

Puis il a eu aussi mon voyage en Inde en 2013, effectué dans le cadre d’un reportage sur la cité internationale d’Auroville, située à 15 km au sud de Pondichéry. Lieu universel exclusif, véritable laboratoire humain initié en 1967 par la française Mirra Alfassa et soutenu par l’UNESCO depuis son origine. Une immersion profonde avec l’Orient et avec l’Inde où l’on ne ressort jamais indifférent.

Chemin de vie (Lat : « Curriculum Vitae »)

En 1992, à la fin de mes études en photographie, je suis parti m’installer au Canada pendant plus de 10 ans. Une expérience humainement très riche car les québécois n’ont rien à envier à leurs « cousins » français. Eux, nous connaissent très bien. Bien mieux que nous les connaissons au travers de nos stéréotypes très réducteurs (Céline Dion, Kikouyou – le caribou et de « Tabarnak » (et non pas « Tabernacle »). Le Québec est une province du Canada qui fait 3 fois la France, aux dimensions très humaines et très humanistes. Malgré le froid qu’on lui connait, son peuple, dans l’ensemble, est très chaleureux, bienveillants, attachants, ouverts, intelligents et rempli de légèreté et d’humour. Durant mon séjour, j’ai ainsi eu le privilège de pouvoir obtenir ma double nationalité.

Ainsi en 1996, à la date d’ouverture d’Internet au grand public, j’ai commencé à exercer à Montréal, puis en France, les fonctions de Web Designer, d’intégrateur HTML/CSS, de Webmaster. En pur autodidacte, car aucune formation n’existait alors à cette époque. Puis, avec l’expérience et dans la suite logique, celle de responsable de projets digitaux et responsable de production.

Au moment de la grande crise financière de 2009 imposant des compétitions délirantes et effrénées qui me demandaient de pousser toujours plus mes équipes au bord de la crise de nerf et après avoir été licencié après juste avoir sauvé la peau de plusieurs collaborateurs, j’ai été marcher et méditer sur le – Chemin de Compostelle. A mon retour, une transformation s’est alors amorcées et j’ai alors décidé de passer sur un statut de Freelance jusqu’en 2015. J’ai ainsi offert en toute liberté mes compétences et mon expérience à des entreprises qui avaient besoin de ressources ponctuelles comme consultant externe. Mais là encore, je ne m’y retrouvais plus car cela devenait de plus en plus violent et le manque d’éthique que je vivais au quotidien, devenait pour moi insupportables.

En 2011, j’ai alors décidé de revenir à ma première passion : la photographie. J’ai fait naître un collectif de photographes animés par la même passion et les mêmes valeurs : le grand format panoramique HD 180° sur les thèmes – des grands monuments inscrits au patrimoine, de l’architecture et des paysages. Mais freiné par les grandes instances publiques qui régissent pour la plupart de ces grands sites, le projet a été alors avorter alors qu’ils paraissait pourtant prometteur.

2015 – Une reconversion de coeur

Lors de mon 2e chemin de Compostelle en 2015 que j’avais réalisé avec mon fils qui allait rentrer en 6e, j’ai pris alors la décision de changer complètement de carrière pour m’orienter vers les autres, dans les soins et dans les services à la personne.

J’ai alors décidé de reprendre mes études et de passer des concours d’entrée pour devenir – AIDE-SOIGNANT : une profession qui techniquement représente le bras droit de l’infirmière et dont les fonctions et les relations sont les plus proches des patients. J’avais repoussé l’idée de faire une carrière d’INFIRMIER car la formation demandait 3 années d’études, mais surtout que l’infirmier d’aujourd’hui n’est plus la personne qui demeure proche des patients. Son travail demande aujourd’hui plus de 50% de son temps dans des tâches purement administratives, parfois même juridiques, chronophages et démotivantes au possible, loin des patients, pour un salaire à peine moins dérisoire que celui d’un – aide-soignant.

Après avoir obtenu mon diplôme DEAS avec succès, je poursuis aujourd’hui mon expérience dans d’autres techniques de bien-être (Méditation Mindfulness, CNV (Communication Non-Violente), Toucher Massage) qui me permettent d’offrir des soins de confort aux patients par des moyens complémentaires et adaptés.

2016 – Une révélation insoupçonnée

Durant un des stages que j’ai effectué lors de ma formation d’aide-soignant, j’ai eu l’occasion, sans véritablement le rechercher, d’accompagner un patient sur sa fin de vie. Cette personne était seule, n’avait plus de famille et son état se dégradait à vue d’oeil. Si cette occasion peut paraitre triste aux premiers abord, j’ai eu moi-même la surprise de découvrir que j’étais prédisposé à travailler auprès d’unités en soins-palliatifs et de patients en phase terminale pour les accompagner vers l’autre monde. Interpellé par cette découverte, j’ai alors effectué mon dernier stage dans une unité de soins exceptionnelle qui est aujourd’hui devenue une des meilleures référence La Maison / La Villa Izoï - de Gardanne (13)sur le sujet des soins palliatifs : La Maison et la Villa Izoï de Gardanne (13) fondées par le Dr. Jean-Marc La Piana. La Villa Izoï venait d’ouvrir ses portes quelques semaines plus tôt et je fus le premier étudiant AS à pouvoir intégrer cette unité et son équipe. Une expérience pourvue de moments riches et intenses où j’ai pu découvrir auprès d’équipes de soignants et de non-soignants, tous impliqués dans le confort des patients, profondément humanistes, dans la plus pure philosophie – d’être aux soins des autres – comme devrait l’être n’importe quel service d’établissements de santé aujourd’hui. A la fin de ma formation, j’ai eu la chance de pouvoir également intégrer le service – d’oncologie & de soins palliatifs du Dr. Thierry Morcrette de la Clinique Saint-Pierre de Perpignan (66). Le Dr. Morcrette est une référence dans cette « spécialité ». Avoir pu travailler à ses côtés, fut pour ma part une grande expérience, un plaisir, une élévation auprès d’un homme tant attentionné avec ses patients qu’avec ses équipes dont il essaie de prendre le plus grand soin. (Merci à lui).

Pour en savoir plus

» Mon Curriculum Vitae d’AIDE-SOIGANT
» Mon Blog – « Sur le Chemin de Compostelle »

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